le premier blues ameriquin et inspirer par la musique des touaregues (ou les hommes bleus) le vrai nom de cette musique et le
tindy, musique du peuple du désert. une culture plutôt méconnu de la musique. je vous souhaitent de passer un bon moment avec la musique
tindy
Abdelali mouada
Ahaggar, pays rouge, Azegar ou Izaggaren, le ou les rouges, est le nom que se donne les habitants de l’Ahaggar.
Ce vaste territoire est peuplé par des tribus d’origine amazighes, les lmoûhagh (Touaregs, terme péjoratif d’origine arabe galvaudé par la littérature française au point où les Imoûhagh eux même se nomment Touaregs, ironie de l’histoire) ou les Kel Ahaggar et les Kel Ajjers, plus connus sous le nom d’hommes bleus car leurs tenues vestimentaires traditionnelles sont colorées d’indigo qui teint fortement la peau, ce qui leur a valu ce qualificatif.
Ils forment une société très hiérarchisée, répartis entre tribus dites nobles et vassales. Chaque tribu est représentée par un chef « Amghar ». Les tribus se regroupent à leur tour en confédération sous l’autorité d’un Aménokal qui règne sur l’ensemble.
Comme tout les peuples de cultures orales, les lmoûhagh se distinguent nettement par leur civilisation originelle et leurs us et coutumes, fortement encrées, grâce sans doute au fait que l’éducation est dévouée aux femmes.
Cette culture qui a vécu, durant des millénaires, en parfaite symbiose avec le désert est aujourd’hui en passe de subir les contres coups de la mondialisation au détriment de ses inestimables valeurs morales et culturelles. Grâce au fait que ces habitants n’ont jamais connus d’asservissement de l’homme par l’homme et autre barbarie humaine, leurs donnent un comportement digne et noble à la dimension du désert.
Les hommes portent sur la tête un long voile « Taguelmoust », au passé récent, symbole de pudeur ; mais à l’origine c’est une tenue indispensable à la protection contre les ardeurs du soleil et autres morsures des tempêtes de sable. Les générations citadines d’aujourd’hui ne portent que rarement leur tenue vestimentaire traditionnelle qui s’avère pourtant extrêmement adaptée aux conditions climatiques du désert.
Le régime matriarcal chez les Imoûhagh est particulièrement conservé comparé aux autres régions de culture amazighe. La filiation est établie par la femme. Ainsi, l’enfant appartient à la tribu et à la classe sociale de sa mère.
Ce sont les femmes qui assurent l’éducation des enfants auxquels elles apprennent l’enseignement du Tifinagh (alphabet de la langue Tamâhaq, parlée des lmoûhagh, qui est une suite de signes géométriques composé de 26 lettres sans voyelles qui peut s’écrire dans tout les sens. Seule l’ouverture de certaines lettres indique le sens de la lecture.
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Les femmes, les hommes et les enfants Imoûhagh se parent de leurs plus beaux habits de fête pour célébrer les cérémonies de mariage, les fêtes religieuses ou les fêtes de circonstance qui font partie de leur pure tradition de chants, musique et danses collectives, en plus des parades, courses de dromadaires, etc...
Nous citons les chants et danses les plus pratiqués par les Imoûhagh :
Tamelegha, course de dromadaires, sur environ 5 Km, avec remise de prix pour la gloire du lauréat.
Iloudjen, parade de dromadaires dansant au rythme du Tindi, et cela, de la fin de l’après-midi au coucher du soleil.
Tindi, instrument de musique fabriqué à base d’un mortier de bois, couvert d’une peau de chèvre bien tannée et sur lequel deux femmes tapent avec les mains tout en chantant, aidées par une chorale composée de femmes assises en cercle autour du Tindi.
Les hommes, quant à eux, restent à l’écart et gouttent aux merveilleuses voix de femmes qui accompagnent le Tindi.
Il est à noter que cet instrument musical est uniquement joué que par les femmes.
Imzad, est un violon monocorde fabriqué par les femmes nobles des Imoûhagh, avec la carapace d’une grosse courge (Ateklas).
Sur une moitié de la courge évidée et séchée, les femmes tendent une peau de chèvre dont les bords sont attachés par des cordelettes qui passent autour de la convexité.
La corde de l’Imzad est faite de crins de cheval (Ezioue n’eis), l’archet (Taganhé) quant à lui, est fait de morceau de bois de laurier rose (Elel), courbé en arc sur lequel sont habituellement inscrits le nom de la propriétaire en Tifinagh ou un fragment de poésie Imoûhagh.
Cet instrument est exclusivement joué par les femmes qui sont, comme à l’accoutumée, accompagnées d’hommes chantant des poèmes.
Tazangharat est une danse laborieuse effectuée par les hommes qui accompagnent les chants des femmes groupées en demi-cercle.
Elle se pratique tard dans la nuit et se prolonge jusqu’au petit matin.
Au cours de cette danse, les hommes sont mis à l’épreuve par les femmes en les faisant danser jusqu’à épuisement.
La danse en question est très attendue durant les fêtes où femmes et hommes reste éveillés jusqu’au matin.
Issouate, danse pratiquée par les hommes qui accompagnent les chants rythmés de femmes, sans utiliser d’instruments musicaux. Les hommes dansent en cercle autour de la chanteuse principale nommée « Issouate ».
Takouba est une danse à l’épée qui symbolise la danse du guerrier ; mais son esprit symbolise la paix.
C’est une danse impressionnante de par ses gestes précis et l’allure des costumes noirs et bleus indigo qui renforce le caractère mystérieux des danseurs équipés d’une épée, d’une lance et d’un bouclier en peau de bovidés et/ou d’antilopes à l’origine.
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